Compte rendu de la conférence :
Le ministre a d’abord tenu à rappeler à l’auditoire que la lutte aux changements climatiques représente un enjeu environnemental crucial. À cet égard, le Québec avait déjà réduit, en 2012, ses émissions de GES de 8% par rapport au niveau de 1990 et compte les réduire de 20% d’ici 2020 toujours par rapport à 1990. Pour y arriver, la stratégie du gouvernement repose principalement sur le marché du carbone, qui consiste en un système de plafonnement et d’échange de droits d’émission de GES. Selon lui, le marché du carbone permettra de réduire les émissions de GES tout en stimulant l’économie québécoise par l’augmentation de la productivité et de la compétitivité des entreprises.
M. Heurtel a ensuite indiqué que ce marché couvre actuellement 85% des émissions de GES au Québec et génèrera 3,3 G $ d’ici 2020. Ces revenus sont versés directement au Fonds vert et servent à financer les initiatives environnementales. Le ministre a également souligné que, depuis le 1er janvier 2014, le marché du carbone nord-américain regroupe le Québec et la Californie, et compte accueillir un nombre croissant d’États infranationaux, dont l’Ontario et l’Oregon. Selon lui, cela témoigne d’un momentum à l’échelle internationale, alors que 40% des pays comptent instaurer ou disposent déjà d’un marché du carbone.
M. Heurtel a conclu en insistant sur la nécessité d’un dialogue et d’une coopération entre les différents paliers de gouvernements en vue de la Conférence Paris Climat 2015. Il a dit souhaiter que les États infranationaux aient davantage leur mot à dire au cours des négociations et regrette la non-collaboration du gouvernement fédéral canadien dans ce dossier.
Thèmes abordés
- La vision du Québec en matière de lutte contre les changements climatiques
- Le marché du carbone : un outil pour une croissance économique verte
- Le rayonnement du Québec à l’échelle nationale et internationale