
13 juin 2024
Comment renforcer nos relations commerciales avec l’Europe ?
Véronique Proulx
Présidente-directrice générale, Manufacturiers et Exportateurs du Québec (modératrice)
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Stéphane Dion a débuté son allocution en rappelant que l’Europe représente une opportunité formidable pour le Canada. Alors que les pays de l’Union européenne (UE) ont des cibles ambitieuses de décarbonation, le Canada est un partenaire intéressant, alors qu’il possède de nombreuses ressources nécessaires à cette transition. C’est également un pays démocratique et stable, un autre atout alors que les pays du bloc cherchent à éviter une trop grande dépendance envers certains États, dont la Chine. L’Accord de libre-échange entre le Canada et l’UE, l’AECG, a d’ailleurs permis de renforcer le commerce entre les deux partis depuis son entrée en vigueur en 2017 et permet de faire circuler l’innovation, en particulier dans le secteur des technologies vertes. Il faut cependant faire face à une vague protectionniste en Europe et on assiste à l’arrivée de mesures pour faire face à la concurrence jugée déloyale d’autres États. Malgré le rejet de l’AECG par le Sénat français en mars dernier, le Canada tire son épingle du jeu en exposant les résultats positifs de cet accord. Avec la vague nationaliste et identitaire qui balaie plusieurs pays européens, il estime qu’il faudra continuer à exercer une diplomatie efficace à tous les niveaux, bien qu’il ne s’attende pas à des changements drastiques au fonctionnement de l’UE. Il souligne également l’importance de maintenir la tarification du carbone au Canada, alors que l’UE va imposer son propre mécanisme pour tarifier tout produit non soumis à une taxe carbone. Maintenir la taxe carbone ici permet donc d’en recycler les profits dans l’économie canadienne plutôt que dans celle européenne.
Lors de la discussion, Patrick Decostre a soulevé que l’Europe est en avance en matière de décarbonation. Si Boralex y est implanté depuis plusieurs années, c’est suite à la guerre en Ukraine et au sevrage du gaz russe que les entreprises s’arrachent maintenant l’énergie éolienne en signant des contrats à long terme, ce qui est inédit. Il estime que l’on devrait observer la réponse européenne à cette crise, car le Canada n’est pas à l’abri d’un choc énergétique non plus. Il a également rajouté que les programmes comme l’IRA aux États-Unis sont essentiels si on veut réussir la transition énergétique en développant notre industrie de l’énergie verte, présentement dominée par la Chine. Guillaume Laverdure a rajouté l’importance d’avoir une présence locale dans le marché européen, car bien qu’il s’agisse d’un marché commun, il y a tout de même 27 réalités différentes.
Grille tarifaire :
(Présentiel)
135 $
Billet
(Présentiel)
1080 $
Table 8 personnes
(Présentiel)
190 $
Billet
(Présentiel)
1520 $
Table 8 personnes
13 juin 2024
11h30 à 13h45
Marriott Château Champlain
1050, Rue de la Gauchetière Ouest
Montréal H3B 4C9
Québec
Date limite d’inscription : à midi